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A PROPOS D’ESPOIR D’ASILE DOSSIERS THÉMATIQUES Le parcours géographique du demandeur d'asile
ABC DU DROIT D'ASILE ASILE EN LIENS APPEL À TÉMOINS
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puce une Publié le 24/06/2018
Pour la première fois depuis 2015, le nombre de demandes d'asile accordées par les pays de l'UE baisse fortement
En 2017, 440.000 migrants ont bénéficié d’une protection internationale dans les pays européens, soit une diminution de 36 % par rapport à 2016 selon le rapport annuel de l’OCDE…

La fracture provoquée dans l’Union européenne par la crise du bateau humanitaitre l'Aquarius a relancé le débat sur l’immigration. En refusant d’accueillir les 629 migrants sauvés au large des côtes libyennes, l’Italie a remis la politique migratoire au centre des enjeux européens. Lire la suite.
 
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puce une Publié le 24/06/2018
Partout dans le monde, les demandes d'asile sont en nette baisse
Au sein de l'OCDE, les Etats-Unis et l'Allemagne sont les deux pays auxquels sont adressés le plus de demandes d'asile. L'Organisation pour la coopération et le développement économique a rendu son bilan pour 2017.

Les Etats-Unis sont redevenus l'an dernier le premier pays en termes de demandes d'asile dans l'OCDE, devant l'Allemagne, qui était en tête depuis 2013, selon le rapport "Perspectives des migrations internationales" de l'organisation. Lire la suite.
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puce une Publié le 21/04/2018
Les Européens ont accueilli 538 000 demandeurs d\'asile

En 2017, le statut protecteur de demandeur d'asile a été accordé à plus de 500 000 personnes, dont 175 800 Syriens. Les Suisses sont les plus ouverts !

Les chiffres publiés par Eurostat sur les demandeurs d'asile acceptés en Europe en 2017 corrigent quelques idées reçues et confirment l'Allemagne comme première destination des demandeurs d'asile. Avec 325 400 personnes, la patrie de la chancelière Merkel a absorbé, à elle seule, plus de 60 % du choc qui a conduit les Européens à ouvrir leurs portes à 538 000 demandeurs d'asile. A contrario, 432 000 personnes se sont vu refuser le statut de demandeur d'asile. Les deux nationalités les plus protégées correspondent à deux zones de guerre, la Syrie (94 % de réponses positives en première instance) et l'Erythrée  (92 % de réponses positives en première instance). Lire la suite.
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puce une Publié le 12/04/2018
Il faut amender la loi asile et immigration

Pour sortir de la pauvreté, les étrangers «non expulsables» devraient pouvoir accéder à un titre de séjour qui leur garantirait droit au travail et accès au logement.

L’examen par le Parlement du projet de loi asile et immigration doit être l’occasion d’un débat national, lucide et dépassionné, sur l’accès aux droits et l’intégration des étrangers isolés ou en famille, installés depuis plusieurs années sur le territoire national, dont la situation sociale, familiale ou la situation dans le pays d’origine ne permettent pas d’envisager une mesure d’éloignement.

Les acteurs de la lutte contre l’exclusion accompagnent et soutiennent depuis des années des milliers de personnes et familles, qui errent entre la rue et l’hébergement précaire, sans ressources faute de droit au travail. Ils sont contraints à la clandestinité, à la vie en campement, en squat ou dans des hébergements temporaires. Cette situation choquante alimente depuis des années – et dans une certaine indifférence – la grande pauvreté et l’exclusion dans le pays.
 

Le refus d’accorder un statut à ces ménages permettant leur accès au logement alimente également «un marché de la mise à l’abri» financé par l’Etat qui ne cesse de croître (1,9 milliard au plan national). Rien qu’en Ile-de-France, 40 000 personnes en famille sont hébergées à l’hôtel ou dans des haltes de nuit. Le droit au séjour «incomplet» de la plupart d’entre elles bloque toute sortie vers le logement et l’emploi.
 

Ce système est aujourd’hui à bout de souffle : il impose des conditions de vie très dégradées pour ces familles avec enfants qui manquent de tout, confrontées à des carences alimentaires et à des difficultés d’accès aux soins et à l’éducation. Ces ménages sont victimes d’une double peine : précarité sociale et non accès au droit commun. La circulaire Valls publiée en novembre 2012 était une tentative de règlement de ces situations administrative complexes. Six ans plus tard, nous constatons que ce texte mis en œuvre de manière très inégale, impose des critères trop stricts et des délais trop longs pour permettre aux ménages de sortir de l’exclusion et de la grande précarité.
 

Pour sortir de cette impasse dramatique, nous proposons au gouvernement et aux parlementaires d’amender la loi afin de permettre l’accès à un titre de séjour d’un an renouvelable pour les ménages, isolés ou en famille présents en France depuis deux ans au moins, qui sont dans l’impossibilité de quitter le territoire pour des raisons humanitaires ou administratives. Cette carte de séjour, leur garantirait le droit au travail, l’accès à des ressources et donc à un logement autonome. Cette mesure n’est pas une régularisation massive, elle est associée à des critères objectifs et se veut pragmatique.
 

Nous savons qu’une partie de l’opinion n’est pas favorable à l’ouverture de droits pour les étrangers et qu’il faut un certain courage politique pour engager ce débat. Pourtant le maintien pendant des années de milliers de ménages dans la clandestinité et la misère n’est plus supportable et est indigne de la France. En proposant un titre de séjour à ceux qui ne peuvent pas être expulsés du territoire national, la France engagerait une véritable politique de réduction de la pauvreté des familles.
 

D’ailleurs ces objectifs ont été annoncés par le président de la République lui-même le 17 octobre dernier. Nous nous permettons de lui rappeler la nécessaire conciliation des valeurs républicaines d’humanité et de fraternité avec les intérêts économiques et sociaux du pays.
 

Signataires : Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité; François Soulage, président du Collectif Alerte; Thierry Le Roy, président de France terre d’asile; Véronique Fayet, présidente du Secours Catholique; Eric Pliez, président du Samu social de Paris; Thierry Kuhn, président d’Emmaüs France; Claire Hédon, présidente d’ATD Quart-Monde; Françoise Sivignon, présidente de Médecins du Monde; Jean-Michel Hitter, président de la Fédération de l’entraide protestante; Rachid Lahlou, président du Secours Islamique France; Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss; Daniel Naud, président de la Fondation de l’armée du salut.

Un collectif d'assocations

Source : Libération

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puce une Publié le 11/04/2018
Demandes d'asile en France : «Un cap a été franchi»

INTERVIEW - Plus de 100.000 demandes ont été enregistrées par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), en 2017. Son directeur général, Pascal Brice, fait le bilan.

Alors que le projet de loi "asile-immigration" a été adopté vendredi en commission après plus de 28 heures de débats à l'Assemblée nationale, la pression de l'asile se fait de plus en plus forte en France. Selon les chiffres définitifs de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (0fpra),100.755 demandes ont été enregistrées durant l'année 2017 dans l'Hexagone. Cela représente une hausse de 17,5% par rapport à 2016. Joint par Le Figaro, Pascal Brice, directeur général de l'Ofpra, décrypte ces nouveaux chiffres, les dysfonctionnements actuels et la tendance à venir pour 2018. Lire la suite.

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puce une Publié le 29/03/2018
Projet de loi Asile et immigration. Amnesty International France dénonce plusieurs mesures dangereuses pour le respect des droits

Projet de loi Asile et immigration. Amnesty International France dénonce plusieurs mesures dangereuses pour le respect des droits


Alors que le projet de loi Asile et immigration est débattu à l’Assemblée nationale, Amnesty International France alerte les députés sur trois mesures de cette nouvelle réforme, qu’elle estime particulièrement dangereuses.


« L’objectif affiché d’efficacité l’emporte sur celui du respect des droits. Si cette loi est adoptée en l’état, certaines mesures, notamment celles qui réduisent les délais de la procédure d’asile et allongent la période de détention des personnes exilées, mettent en danger les droits humains des réfugiés et des migrants », déclare Jean-François Dubost, responsable du programme Protection des populations à Amnesty International France. Lire la suite.

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puce une Publié le 22/02/2018
Asile et immigration: Collomb présente son projet de loi controversé

Gérard Collomb a défendu son projet de loi sur l'asile et l'immigration présenté mercredi en conseil des ministres, un texte très critiqué par les associations et qui fait des vagues jusque dans la majorité pour sa logique de fermeté.

Il s'agit d'un texte "totalement équilibré" qui "s'aligne sur le droit européen", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, pour qui "nous sommes très en deçà des mesures prises" dans des pays comme l'Allemagne, l'Italie ou la Suède.

Le "projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" vise à réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés, tout en lançant quelques pistes pour améliorer le séjour des personnes vulnérables. Lire la suite.

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puce une Publié le 16/02/2018
Les demandeurs d'asile, goutte d'eau dans la démographie française

Deux chercheurs ont analysé les chiffres des demandes d'asile et le devenir sur le territoire des personnes déboutées, depuis 2000.

L’année dernière, le nombre de demandes d’asile a atteint un record en France, avec plus de 100 000 dossiers déposés. Dans le numéro de février du bulletin mensuel d’information de l’Institut national d’études démographiques, Population et Société, deux chercheurs publient une analyse du devenir de ces personnes cherchant la protection de la France. Hippolyte d’Albis (Ecole d’économie de Paris-CNRS) et Ekrame Boubtane (Cerdi-CNRS, Université Clermont-Auvergne) ont étudié les données de l’admission des demandeurs d’asile en France depuis 2000. Selon eux, la majeure partie des demandeurs d’asile qui parviennent à avoir, dans la décennie qui suit le dépôt de leur demande, un titre de séjour, l’obtiennent pour une autre raison que l’asile. Lire la suite.
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puce une Publié le 04/02/2018
Le nombre de demandes d\'asile dans l\'Union européenne a diminué de 43% en 2017
Près de 707.000 demandes d'asile ont été introduites dans les 28 pays de l'Union européenne, ainsi qu'en Norvège et en Suisse, l'année dernière, soit une baisse de 43% par rapport à 2016, indique jeudi le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) dans un communiqué.


En tout, 706.913 demandes ont été introduites dans les 30 Etats concernés, soit moins qu'en 2016 et 2015 - deux années marquées par un nombre particulièrement important d'arrivées -, mais légèrement plus qu'en 2014.


La Syrie était le pays d'origine du nombre le plus important de demandeurs en 2017, avec plus de 98.000 dossiers. Les Irakiens, les Afghans et les Nigérians représentaient quant à eux plus de 40.000 dossiers chacun.


Le Pakistan, l'Érythrée, l'Albanie, le Bangladesh, la Guinée et l'Iran figuraient aussi parmi les pays d'origine les plus fréquents des demandeurs d'asile.

"Nous sommes sur le bon chemin. Cette baisse significative reflète la réduction du nombre d'arrivées en Europe. Elle résulte aussi des efforts collectifs que nous avons réalisés au cours des dernières années pour mieux gérer les migrations et protéger nos frontières", a commenté le commissaire européen, Dimitris Avramopoulos.


 
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puce une Publié le 04/02/2018
Les chiffres de l\'asile en France en 2017

Pour l’ensemble de l’année 2017, la demande d’asile globale introduite à l’OFPRA atteint les 100 412, en hausse de 17 % par rapport à 2016.


Pour l’ensemble de l’année 20171, la demande d’asile globale introduite à l’OFPRA atteint les 100 4122, en hausse de 17 % par rapport à 20163.


Les principaux pays d’origine de la demande d’asile4 en 2017 sont l’Albanie (7 630 demandes), l’Afghanistan (5 987), Haïti (4 934), le Soudan (4 486), la Guinée (3 780) et la Syrie (3 249). On note au cours de cette année 2017 une progression notable de la demande en provenance de pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire et la Guinée.


En 2017, près de 43 000 personnes ont été placées sous la protection de l’OFPRA aux titres du statut de réfugié et de la protection subsidiaire, en hausse de 17 % par rapport à 2016.


En 2017, le taux de protection s’établit à 27 % à l’OFPRA et à 36 % en prenant en compte les décisions de la CNDA. Le léger fléchissement du taux de protection par rapport à 2016 correspond à la hausse de demandes relevant de faibles taux de protection comme l’Albanie (6,5 %5) et Haïti (2,8 %), tandis que les taux de protection pour certains pays restent élevés comme pour la Syrie (95,2 %), l’Afghanistan (83,1 %) et le Soudan (59,6 %).


L’OFPRA a poursuivi sa mobilisation particulière auprès des femmes victimes de violences, des personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle, des victimes de la traite des êtres humains, des mineurs isolés et des victimes de la torture, singulièrement dans le contexte des parcours douloureux des demandeurs en Libye. S’agissant de la protection des demandeuses d’asile, ce sont désormais plus de 6 000 petites filles et jeunes femmes qui sont placées sous la protection de l’OFPRA contre le risque de mutilations sexuelles féminines (+ 14 %  par rapport à 2016).


L’OFPRA a pris en 2017 plus de 115 000 décisions, en hausse de près de 30 % par rapport à 2016, ce qui constitue un record historique depuis que la quasi-totalité des demandeurs d’asile ont droit à un entretien à l’OFPRA.


En conséquence, le délai moyen d’attente pour les demandeurs à l’OFPRA est tombé à près de 3 mois (114 jours), deux fois moins qu’en janvier 2015 (7,4 mois, soit 226 jours). L’OFPRA poursuit ses efforts pour atteindre en 2018 l’objectif des 2 mois le concernant, dans le strict respect des droits de chaque demandeur, en veillant à l’expertise des officiers de protection et à la qualité de l’accompagnement des demandeurs d’asile par le monde associatif et les travailleurs sociaux.


L’OFPRA a encore amplifié ses actions de protection hors les murs de Fontenay-sous-Bois en menant 55 missions d’instruction temporaires (34 en France / 21 à l’étranger).


Des missions se sont régulièrement déroulées en France métropolitaine (Besançon, Bordeaux, Caen, Lille, Nantes, Nice, Rennes, Pau, Perpignan) et une présence permanente a été organisée à Lyon et à Metz. Outre-mer, une présence permanente a été organisée à Cayenne et une mission d’instruction a eu lieu à Mayotte.


Dans le même temps, 8 nouvelles missions permettant d’entendre 2 389 personnes ont été organisées en Europe pour la relocalisation, en Grèce jusqu’en septembre 2017 et en Italie pour la première fois en novembre 2017. L’Office a également poursuivi ses missions avec le HCR (13 missions) au bénéfice de réfugiés syriens en Turquie et au Liban (4 221 personnes entendues) et depuis les mois d’octobre et novembre au Tchad (230 personnes entendues) et au Niger (72 personnes dont les 25 premiers évacués de Libye par le HCR). L’ensemble de ces missions vont se poursuivre.

 

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[1] Ces données sont provisoires et seront consolidées dans le cadre du rapport annuel de l’OFPRA au cours du premier semestre 2018.

[2] Soit 73 689 premières demandes + 19 141 mineurs accompagnants + 7 442 réexamens + 140 réouvertures.

[3] Il s’agit des demandes introduites à l’OFPRA, intégrant en conséquence des demandeurs qui ont pu auparavant être placés en procédure Dublin par les préfectures avant de pouvoir finalement saisir l’Office, mais à l’exclusion des personnes encore placées en procédure Dublin au 31 décembre 2017.

[4] Sans les mineurs accompagnants.

[5] Taux OFPRA

 

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puce une Publié le 27/01/2018
Asile : les pays de l’UE continuent de buter sur les quotas de réfugiés

Les ministres de l’Intérieur des 28 ont entamé jeudi à Sofia la dernière ligne droite de la réforme du système d’asile européen, mais sans progresser sur la question de nouveaux quotas d’accueil de réfugiés qui demeure leur principale pomme de discorde.

La réunion de jeudi était la première organisée par la présidence bulgare de l’UE, qui a été chargée de finaliser un accord d’ici au début de l’été, dans ce dossier enlisé depuis plus d’un an et demi.

«D’ici à juin, nous devons avoir un accord politique», a rappelé le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière. Mais «ce sera difficile», a-t-il admis, en raison du rejet par des pays comme ceux du groupe de Visegrad (Hongrie, Slovaquie, Pologne, République tchèque) de quotas d’accueil de demandeurs d’asile. Lire la suite.

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puce une Publié le 26/01/2018
Un demandeur d'asile dans l'UE ne peut être soumis à un test psychologique sur sa sexualité

Un demandeur d'asile se disant persécuté en raison de son homosexualité dans son pays d'origine ne peut pas être soumis à une expertise psychologique dans un pays de l'UE pour déterminer son orientation sexuelle, a tranché jeudi la Cour de justice de l'UE.

"Le recours à une expertise psychologique pour déterminer l'orientation sexuelle du demandeur constitue une ingérence dans le droit de cette personne au respect de sa vie privée", a notamment justifié dans un communiqué la juridiction établie à Luxembourg.

La CJUE était saisie par la justice administrative hongroise du cas d'un ressortissant nigérian ayant introduit une demande d'asile en Hongrie en avril 2015. LIre la suite.

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puce une Publié le 12/01/2018
Que contient le projet de loi asile-immigration ?
La trame de la loi asile-immigration, telle qu’elle a été communiquée aux associations et a été présentée hier par le premier ministre Edouard Philippe au monde associatif. Elle inscrit la politique française dans une dissuasion migratoire systématique. Le texte définitif devrait être présenté en février en conseil des ministres.

Le projet de loi vise à racourcir les délais d'examen des demandes d'asile pour accueillir plus vite ceux qui y ont droit et expulser ceux qui ne peuvent pas y prétendre. En clair : accueillir dignement les réfugiés politiques et refuser les migrants économiques.

Lire l'article du Monde

 

 
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puce une Publié le 09/01/2018
Plus de 100 000 demandeurs d’asile en 2017, une première

En 2017, la France a franchi la barre des 100 000 demandes d’asile alors que le gouvernement prépare une loi sur l’immigration déjà à l’origine de débats animés.

La France a enregistré un peu plus de 100 000 demandes d’asile en 2017, a indiqué lundi 8 janvier Pascal Brice, le directeur général de l’OFPRA Elles ont augmenté de 17 % l’an dernier, atteignant 100 412 au total, après une progression de 6,5 % en 2016. Lire la suite.

 

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puce une Publié le 22/12/2017
Peut-on vraiment distinguer migrants économiques et réfugiés ?

Le ministre de l'Intérieur a répété lundi sur RTL une des volontés de la politique migratoire du gouvernement : trier les immigrés. Mais les situations s'appuient sur une différenciation plus difficile à définir qu'elle n'en a l'air.


Sur RTL lund dernieri, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a répété sa volonté de la réforme de la politique migratoire du gouvernement, qu'il avait évoquée en août dernierr dans le JDD et avait déjà été énoncées par Emmanuel MAcron ou Edouard Philippe par le passé : trier les migrants, entre les «réfugiés des théâtres de guerre» et les «migrants économiques». «Il y a 95 000 demandes d’asile par an, c’est-à-dire une grande ville chaque année, a expliqué Collomb au micro de RTL. Si nous accueillons tout le monde, nous ne pourrions pas le faire dans de bonnes conditions.» Avant d’appuyer ses propos en affirmant que cette distinction entre migrants était la «ligne de tous les Français», selon des enquêtes d’opinion sur le sujet.


Mais est-il possible de distinguer aussi clairement «réfugiés de théâtres de guerre» et «migrants économiques» ? En arrivant en France, un migrant – terme générique qui n’a aucune définition juridique – qui souhaite s’installer sur le territoire fait généralement une demande d’asile pour obtenir le statut de réfugié. Selon la convention de Genève, le statut de réfugié peut être acquis par toute personne «craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques».


Ces demandeurs d’asile doivent d’abord demander une autorisation provisoire de séjour. Celle-ci peut leur être refusée si leurs empreintes digitales figurent déjà dans la base de données «Eurodac» : le règlement Dublin II oblige ces migrants à effectuer leur demande d’asile dans le premier pays où leurs empreintes digitales ont été relevées. En France, un demandeur d’asile sur deux est dans ce cas : ce sont la plupart des migrants présents à Calais ou porte de la Chapelle à Paris, entrés en Europe par l’Italie ou la Grèce après avoir traversé la Méditerranée, ou par la route des Balkans. Une première mouture du projet de loi immigration prévoyait d'expulser ces "dublinés" plus rapidement en les plaçant en centre de rétention avant même l’accord de l’Etat concerné par leur réadmission. Selon le député LREM Sacha Houlié sur Europe 1, cette mesure ne figurera finalement pas dans le texte.

D’autres moyens de régularisation possibles

Dans les autres cas, la validité de la demande d’asile doit être examinée en détail par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ou la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) pour les recours formés contre les décisions de l’Ofpra. Cela prend généralement plusieurs mois, sauf dans quelques cas plus rapides : si la nationalité du demandeur d’asile correspond  à la liste des pays d'origine sûrs fixé par l'Ofpra, une procédure accélérée, censée prendre quinze jours, est mise en place. Après audition du demandeur d’asile, l’Ofpra décide soit d’accorder le statut de réfugié, ce qui entraîne la délivrance d’une carte de résident valable dix ans, soit accorde une «protection subsidiaire» qui donne droit à une carte de séjour «vie privée et familiale» valable un an renouvelable. Cette protection subsidiaire est accordée aux personnes qui ne correspondent pas au statut de réfugié défini par la convention de Genève, mais qui pourraient être exposées à des menaces graves (peine de mort, torture) si elles étaient renvoyées dans leur pays.


Enfin, si la demande d’asile n’aboutit pas, la personne peut effectuer un recours auprès de la CNDA. Si ce recours est également rejeté, le migrant reçoit une obligation de quitter le territoire. Quels moyens de régularisation lui reste-t-il alors ? Il peut de nouveau former une demande d’asile s’il apporte des éléments nouveaux et postérieurs à la décision de l’Ofpra prouvant d’une persécution : celle-ci sera examinée en procédure prioritaire. Ces migrants peuvent aussi faire valoir d’autres droits comme le rappelle Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, association qui apporte une aide juridique aux migrants et réfugiés, «notamment sur le droit à la protection des mineurs, une protection nationale en cas de maladie grave ou le droit à la protection de la vie familiale». Certaines personnes peuvent ainsi accéder à une carte de séjour temporaire «vie privée et familiale» ou «travailleur temporaire/salarié» pour motif exceptionnel ou humanitaire, si elles peuvent justifier de l’ancienneté de leur séjour ou de leur emploi en France, de la scolarisation de leurs enfants, voire de talent exceptionnel ou de services à la collectivité (dans les domaines culturel, sportif, associatif, civique ou économique), comme le recense le site Service public.

Des motifs de migrations souvent multiples

Les motifs de migration de ces demandeurs d’asile sont dans tous les cas variés et parfois se recoupent : «On ne quitte jamais un pays par confort», rappelle Geneviève Jacques. Les motivations des migrants et réfugiés peuvent ainsi être d’ordre politique, économique, climatique voire culturelle. Tout le travail de l’Ofpra est de déterminer si le demandeur d’asile est victime de persécution ou craint des menaces de mauvais traitement dans son pays. C’est l’unique critère pour déterminer si un migrant peut obtenir le statut de réfugié : il ne correspond d’ailleurs pas totalement à la notion simple de «réfugiés de théâtre de guerre» énoncée par Gérard Collomb, puisque la persécution ou les menaces prises en compte par l’Ofpra peuvent être des atteintes à l’intégrité physique (tortures, viols, etc.), des persécutions morales ou psychologiques (menaces de mort, chantage, etc.), ou encore des privations des libertés fondamentales, politiques ou religieuses. Certains demandeurs d’asile peuvent ainsi voir leur dossier accepté parce qu’ils sont victimes de persécution tout en ayant aussi des motivations économiques pour quitter leur pays et rejoindre la France.


Par ailleurs, certaines populations vues comme des «migrants économiques» au sens du gouvernement peuvent être concernées par le droit d’asile. Le traitement de l’Ofpra se fait au cas par cas. Par exemple, parmi les nombreux migrants albanais présents sur le territoire français –7432 dossiers de candidature déposés en 2016 – certains obtiennent le statut de réfugiés : ils étaient 610 en 2016 selon l’Ofpra. Bien que leur Etat fasse partie des «pays d’origine sûrs», pas des «théâtres de guerre» donc, certains migrants albanais sont ainsi mis sous protection nationale. Dans la majeure partie des cas en 2016, c’est parce qu’ils faisaient l’objet de vendettas dans leur pays d’origine rapporte le site Espoir d'Asile.


Le gouvernement utilise en réalité le terme de «migrant économique» uniquement en contraste du statut de réfugié, pour qualifier tous les migrants dont la situation ne relève pas de l’asile. Les associations d’aides aux migrants alertent sur une essentialisation dangereuse. Geneviève Jacques et la Cimade s’élèvent ainsi contre «cette dichotomie entre personnes "accueillables" parce que relevant du droit d’asile, et d’autres "jetables" et qui n’auraient aucun droit». Selon elle, le terme de «migrant économique» est surtout un préjugé qui a un objectif «discréditer ces demandeurs d’asile en les renvoyant à une représentation de l’imaginaire collectif qui ne correspond pas à l’extrême complexité des réalités humaines».


Source : Liberation
 

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puce une Publié le 22/12/2017
Changement climatique : le nombre de demandeurs d’asile devrait tripler d’ici à 2100

1,01 million. C’est le nombre de demandeurs d’asile qui pourraient se presser aux portes de l’Europe en 2100, si la hausse des émissions de gaz à effet de serre continue de croître à son rythme actuel. En plein débat sur la crise migratoire, la conclusion de cette étude commandée par la Commission européenne et publiée dans la revue américaine Science jeudi 21 décembre devrait en interpeller plus d’un.

Anouch Missirian et Wolfram Schlenker, de l’université de Columbia à New York, ont choisi de fonder leurs travaux uniquement sur une accumulation de données des années 2000-2014, soit avant le début du conflit syrien et la crise migratoire actuelle, et de laisser de côté les données géopolitiques. Sur cette période, l’UE a réceptionné environ 351 000 dossiers chaque année. Pour les besoins de l’étude, les deux chercheurs ont comparé les demandes d’asile déposées dans l’Union européenne provenant de 103 pays, en les croisant avec les variations de température de ces territoires. Ils ont ainsi constaté que plus la température s’éloigne des 20 degrés Celsius (la température idéale pour les cultures de base autour du globe), plus le nombre d’émigrés s’accroît.

Selon leurs projections les plus favorables, une hausse moyenne de 1,8 degré Celsius provoquerait une augmentation de 28% des demandes d’asile dans l’Union européenne. Or, au rythme de l’augmentation actuelle du mercure, la planète pourrait gagner entre 2,6 et 4,8 degrés d’ici à 2100. Les demandes annuelles pour l’Union européenne exploseraient alors, approchant les 188%, c’est-à-dire 660 000 de plus que sur la période 2000-2014.

Source : Marianne

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puce une Publié le 30/11/2017
Un projet européen alarmant pour le droit d’asile
Dans un article paru mardi dernier intitulé « Le diabolique projet de l’Europe pour les demandeurs d’asile », Mediapart dénonce le projet de règlement européen actuellement en cours de discussion à Bruxelles dont il s’est procuré la toute dernière version.

Ainsi, sur la proposition de la Commission européenne, les pays de l’UE sont sur le point de finaliser, au sein du Conseil européen, ce projet de règlement « instituant une procédure commune en matière de protection internationale » qui constituerait une violation flagrante du droit d’asile.

Ce règlement, d’application directe dans le système juridique des Etats de l’UE (c’est-à-dire sans besoin de transposition contrairement à une directive), prévoirait que les Etats membres pourraient considérer comme « irrecevables » les demandes d’asile de personnes ayant transité, avant d’arriver en Europe, dans un « pays sûr », la liste commune de ces "pays sûrs" devant être définie par ce nouveau réglement. Elles devraient, dans ce cas, présenter leur demande d'asile dans le "pays sûr" qu'elles ont traversé.

Par « pays sûrs », notion déjà inscrite dans la directive européenne du 26 juin, 2013, il faut entendre les pays où, en principe, les « demandeurs d’asile n’ont à craindre ni pour leur vie, ni pour leur liberté, en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social particulier ou de leurs opinions politiques ».

Le texte permettrait donc de renvoyer les personnes exilées vers les « pays tiers sûrs » par lesquels ils ont transité avant d’arriver dans un pays de l’UE sans que leur demande soit examinée dans l’un de ces pays quelles que soient les persécutions qu’ils ont pu subir dans leur pays d’origine.

Ce projet de réglement est la combinaison de deux autres textes. Il est d’abord la continuité de la Convention de Dublin, née en 1990, mais mise à jour jusqu’en 2013. Elle stipule qu’un demandeur d’asile peut être exclu vers le pays par lequel il a franchi les frontières de l'UE. Le futur texte européen s’inspire aussi de l’accord voté en 2016 entre l’UE et la Turquie, pays jugé « sûr » où les demandeurs peuvent être expulsés.

En outre, il mettrait fin à la possibilité, pour les Etats membres, de ne pas mettre en œuvre ce concept de « pays tiers sûr » comme l’y autorisait la directive précitée. 19 pays avaient adopté cette faculté, la Hongrie et la Grèce l’appliquant de facto en renvoyant systématiquement les demandeurs vers la Serbie pour la Hongrie, ou vers la Turquie pour la Grèce.

Ce nouveau règlement mettrait très gravement en cause l’un des principes fondamentaux du droit d’asile tel qu’il a été consacré en 1951 par la Convention de Genève, à savoir le droit, pour tout demandeur d’asile, de voir sa situation personnelle examinée par le pays dans lequel il demande protection (principe de non-refoulement), comme l’a d’ailleurs rappelé, en France, la Conseil constitutionnel dans une décision du 13 août 1993 : « l’étranger qui se réclame de ce droit [doit être] autorisé à demeurer provisoirement sur le territoire jusqu’à ce qu’il ait été statué sur sa demande ».

Ainsi, l'UE continue son processus d'externalisation de la demande d'asile et ferme encore plus ses frontières aux exilés qui souhaitent rejoindre l'un de ses pays.
 
 
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puce une Publié le 17/11/2017
Réforme de l’asile. Les eurodéputés veulent une répartition automatique

Les eurodéputés ont voté jeudi à Strasbourg le mandat de négociation pour la réforme de l’asile en Europe. Les élus européens demandent un « mécanisme permanent et automatique » de répartition, qui remplacerait l’actuel « règlement Dublin ».

Le Parlement européen est prêt à entamer les négociations avec les pays de l’UE sur les règles de répartition des demandeurs d’asile en Europe, après avoir entériné sa position de négociation lors d’un vote jeudi en session plénière à Strasbourg. LIre la suite.

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puce une Publié le 23/10/2017
Asile : un projet de loi inquiétant
Le projet de loi sur l’asile que prépare l’exécutif pourrait être explosif. Il prévoit de doubler la durée maximale de rétention administrative à 90 jours, voire de la porter à 105 en cas de refus d’expulsion. Il envisage aussi de priver de liberté des demandeurs d’asile relevant de la procédure dite «de Dublin», en cas de renvoi vers le pays par lequel ils sont entrés dans l’UE. Une autre disposition permettrait de juger irrecevables les demandes d’asile de personnes pouvant être réadmises dans un pays tiers «sûr». «Si ces choix étaient confirmés, il s’agirait de la plus importante régression pour les droits des personnes étrangères depuis la loi de 2011 du funeste ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale», a dénoncé la Cimade.
Source : Libération
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puce une Publié le 06/10/2017
La détention illégale pour les demandeurs d`asile Dublinés

La Cour de cassation juge la rétention illégale pour une catégorie de migrants

La plus haute juridiction, dans un arrêt rendu récemment, juge que la loi n’autorise pas à priver de liberté les demandeurs d’asile « dublinés », dans l’attente de les transférer ailleurs en Europe.

Les portes des centres de rétention (CRA) vont-elles s’ouvrir tout grand ? Si les juges suivent l’arrêt n°1130 de la Cour de cassation, rendu en audience publique mercredi 27 septembre, les étrangers enfermés le temps de  préparer leur renvoi dans un pays d’Europe pourraient tous retrouver la liberté. Ce qui pourrait vider ces prisons pour migrants d’un cinquième de ces « retenus ».

La plus haute juridiction a conclu que le droit français n’autorisait pas à priver de liberté ces demandeurs d’asile qu’on appelle « dublinés », parce qu’ils ont laissé une trace de leur passage dans un autre pays d’Europe avant d’arriver en France et qu’ils peuvent y être renvoyés au nom du règlement dit de Dublin. Lire la suite.


 
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puce une Publié le 08/09/2017
Macron veut s’inspirer de l’Allemagne pour réformer l'asile en France

Macron veut s’inspirer de l’Allemagne pour réformer l'asile en France Le projet de loi « immigration et asile » doit permettre au modèle français de se rapprocher du modèle allemand selon Emmanuel Macron

Le président de la République annonce mardi 5 septembre qu’il y aura une réforme du droit d’asile en France. Emmanuel Macron souhaite que le gouvernement s’inspire de ce qu’il se fait en Allemagne. Il veut aussi qu’il y ait une refonte des sept textes sur l’asile au niveau européen.

Le projet de loi « immigration et asile » doit permettre au modèle français de se rapprocher du modèle allemand afin de permettre une plus grande efficacité face à un défi commun, a déclaré mardi Emmanuel Macron.

Comme ses voisins européens, la France a été confrontée en 2015 et 2016 à des flux sans précédent de migrants fuyant les zones de conflit, qui ont saturé les dispositifs d’accueil et asphyxié un système d’asile déjà à bout de souffle. LIre la suite.
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puce une Publié le 08/08/2017
Collomb souhaite distinguer les « réfugiés » des « migrants économiques »

Les réfugiés doivent être accueillis en priorité pour éviter qu'à terme le droit d'asile soit "remis en cause" a déclaré le ministre de l'intérieur dans une interview au JDD.

C'est un message de fermeté du « premier flic de France ». Les réfugiés doivent être accueillis plus rapidement et les migrants économiques effectivement reconduits à la frontière, a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans une interview publiée ce dimanche dans le JDD.

L'objectif ? Le locataire de la Place Beauvau souhaite mieux distinguer les « réfugiés » des « migrants économiques » pour empêcher qu'à terme le droit d'asile soit « remis en cause ». « Nous accueillons tous ceux qui fuient guerres et persécutions, mais nous distinguons les réfugiés de ceux dont la migration obéit à d'autres ressorts, notamment économiques », a-t-il justifié. LIre la suite.

 

 
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puce une Publié le 31/07/2017
La France va créer en Libye des «hot spots» pour demandeurs d`asile
Emmanuel Macron a annoncé jeudi dernier la création «dès cet été» de centres d'examen pour demandeurs d'asile en Libye «afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile», explique-t-il.

En déplacement à Orléans, Emmanuel Macron a annoncé jeudi la création de «hot spots» en Libye «dès cet été». La France va créer des centres pour demandeurs d'asile «afin d'éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile», a déclaré le président de la République en marge d'une visite d'un centre d'hébergement pour réfugiés. «Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet», a-t-il poursuivi., LIre la suite.

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puce une Publié le 23/07/2017
Programme européen de répartition des demandeurs d’asile: vers des sanctions pour les pays récalcitrants?
Le 13 juin 2017, la Commission européenne a annoncé devant le Parlement européen l’ouverture d’une procédure d’infraction à l’encontre des Etats membres refusant d’appliquer le plan européen de répartition des demandeurs d’asile. Presque deux ans après l’adoption de ce programme, c’est la première fois que la Commission prend formellement des mesures contre ces pays qui avaient rejeté le principe de relocalisation dès les premières discussions sur le sujet. Lire la suite.
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puce une Publié le 27/06/2017
Macron fait le lien entre réfugiés et économie française et annonce une éniène réforme de l'asile

Si la France a accueilli peu de réfugiés, c’est principalement en raison de la faiblesse de l’économie et du taux élevé de chômage en France. Des conditions qui rebutent les demandeurs d’asile, a reconnu le président, Emmanuel Macron.


« Je ne me glorifie pas que la France n’ait pas eu une attractivité folle auprès des réfugiés : c’est le symptôme qu’il y a dans mon pays 10 % de chômage », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse conjointe avec la chancelière.


Durant sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a promis de faire baisser le taux de chômage de la France, qui se situe au-dessus de la moyenne européenne et qui est bien plus élevé que le taux allemand de 3,9 %. Lire la suite.

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puce une Publié le 18/06/2017
Crise migratoire en Europe: des chiffres pour comprendre
Les procédures ouvertes mercredi par la Commission européenne contre trois pays refusant d'accueillir des demandeurs d'asile ont rappelé combien la crise migratoire a divisé l'UE, ébranlée par l'arrivée de plus de 1,4 million de personnes par la mer depuis 2015.

L'afflux sur les côtes grecques, qui avait provoqué une situation chaotique, a ralenti de manière spectaculaire depuis le printemps 2016. Mais c'est loin d'être le cas sur les côtes italiennes, où continuent d'arriver des hommes et des femmes risquant leur vie pour traverser la Méditerranée.

D'où viennent-ils? Combien sont morts en tentant de fuir la guerre ou la misère? Comment ont évolué les arrivées depuis le pic de 2015? Où sont déposées les demandes d'asile dans l'UE, combien sont acceptées? L'AFP a réuni des chiffres pour comprendre la crise migratoire. Lire la suite.
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puce une Publié le 28/04/2017
Europe : plus de 700.000 migrants ont eu droit à l'asile en 2016
Le nombre de réponses positives à des demandes d'asile a doublé dans l'Union européenne par rapport à 2015. L'Allemagne accueille, à elle seule, les deux tiers de ces personnes. La France reste beaucoup plus fermée par rapport à ses capacités

Les 28 pays de l'Union européenne ont accordé un statut protecteur à 710.400 demandeurs d'asile en 2016, dont 389.670 octrois du statut de réfugié, selon les données d'Eurostat. C'est près du double, par rapport à 2015 où 333.350 personnes avaient reçu une réponse positive des autorités, ce qui représentait déjà une forte progression (+72% par rapport à 2014).


Le taux de reconnaissance, autrement dit la part des décisions positives dans le nombre total de retours, s'est établi à 61% pour les décisions de première instance dans l'UE. Les taux de reconnaissance dans l'UE ont oscillé entre moins de 5%, pour les citoyens des pays des Balkans occidentaux, et 98% pour les Syriens.


Ces derniers sont d'ailleurs la nationalité la plus représentée, avec 405.600 personnes passées sous protection en 2016, soit plus de la moitié (57%) de l'ensemble des bénéficiaires.

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puce une Publié le 12/04/2017
Dans quelques années, l'Europe sera-t-elle encore une terre d'asile?

L'Europe pourra-t-elle encore se regarder comme une terre d'asile si, pour prévenir les crises migratoires telles que celle de 2015-16 ou celles qui s'annoncent, elle aménage à la baisse, comme un moindre mal, son système d'asile pour les cas d'"afflux massif" de réfugiés?
 

C'est la question ouvertement posée par une "Note France-Allemagne" publiée en février 2017 par le site Statewatch. Cette note, officieuse voire désavouée par les autorités françaises, presse l'UE d'amender son "système commun d'asile" pour lui permettre de survivre demain à ces crises, en sous-traitant la demande d'asile dans les pays tiers, de transit ou d'origine. Lire la suite.

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puce une Publié le 20/03/2017
Plus de 1,2 million de demandes d'asile dans l'Union européenne en 2016
En 2015, les pays de l’Union avaient connu le niveau le plus élevé jamais atteint, avec près de 1,26 million de primo-demandeurs d’asile enregistrés.

Plus de 1,2 million de demandes d’asile ont été enregistrées dans les pays de l’union européenne (UE) en 2016, soit un nombre proche du record de l’année précédente, selon des chiffres publiés jeudi 16 mars par l’office européen de statistiques Eurostat. Les Syriens (334 800), les Afghans (183 000) et les Irakiens (127 000) sont restés « les trois principales nationalités des personnes sollicitant une protection internationale » , a précisé Eurostat. Lire la suite.
 
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puce une Publié le 29/12/2016
Les demandes d'asile en France en hausse de 10 % fin novembre

Sur les onze premiers mois de l'année 2016, 77 662 demandes d'asile ont été enregistrées par l'OFPRA. Ce chiffre traduit une augmentation de 10 % des demandes par rapport à la même période de 2015.

Les Albanais sont les premiers demandeurs d’asile dans l’Hexagone. Entre janvier et fin novembre, 5 700 d’entre eux ont sollicité une protection de la France. Ils devancent les ressortissants de pays en guerre, comme les Syriens (5 520 dossiers), Lire la suite.


Lire aussi : France : les demandes d'asile en France en hausse de 10 % en 2016
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puce une Publié le 23/11/2016
« Persécutés au pays, déboutés en France »
Un rapport de l'association Primo Levi, publié le 17 novembre, met en lumière les failles de la procédure d'asile française. Sur 62 000 décisions prises en 2015, plus de 42 000 ont été négatives.

« Récit désincarné », « allégations nébuleuses », « aucune explication circonstanciée », « Manque de vraisemblance » … Voilà un florilège de réponses, toujours lapidaires, le plus souvent adressées aux quelques 40 000 personnes déboutées du droit d’asile chaque année en France. Le centre Primo Levi, l’une des principales associations de soins consacrées aux victimes de la torture, affirme que certaines de ces personnes ont pourtant subi diverses formes de violence politique dans leur pays. Comment, dès lors, expliquer qu’elles se voient refuser le droit d’asile et menacer d’expulsion ? Quel parcours suivent les demandeurs avant d’être déboutés ? Lire la suite.

Voir le rapport.


 
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puce une Publié le 07/11/2016
Droit d'asile en Europe : conclusions du colloque FTDA
France Terre d'Asile a organisé un colloque vendredi 4 novembre sur le thème du droit d'asile en Europe. Pour l'occasion, de nombreux spécialistes, nationaux et européens, se sont penchés sur le sujet, autour de trois tables rondes. Aflux de réfugiés, politique européenne de l'asile, accords avec des pays tiers, autant de thèles abordés dans le colloque sur lesquels Thierry Le Roy, président de France Terre d'Asile revient dans ses conclusions. LIre la suite.
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puce une Publié le 28/10/2016
Allocs, carte bancaire, HLM, sécu... 12 intox sur les migrants décryptées


Alors que le démantèlement de la "jungle" de Calais se poursuit, les fausses informations concernant les migrants se multiplient. Eclairage.

L'évacuation de la "jungle" de Calais et la crise de migrants en Europe font ressurgir leur lot de désinformations sur les immigrés, relayées avec soin par une partie de la droite et l'extrême droite. "L'Obs" s'est penché sur les principaux clichés et intox qui circulent sur les réseaux sociaux. Décryptage. LIre la suite.

 
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puce une Publié le 15/10/2016
Droit d'asile : ce que disent vraiment les chiffres
Les déclarations à l'emporte-pièce sur le droit d'asile se multiplient en ce début de campagne présidentielle. Un point sur les vrais chiffres de cette partie de l'immigration en France, un sujet souvent caricaturé. Lire la suite.
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puce une Publié le 26/09/2016
Un nouveau mensonge éhonté du Front National

David Rachline, le sénateur-maire de Fréjus, est catégorique lors de son passage sur BFM au sujet des demandes d'asile en France :

 "95% aujourd'hui des dossiers sont validés, ou en tout cas, une grande partie des dossiers sont validés." Lire la suite.

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puce une Publié le 12/09/2016
Quelle protection pour les demandeurs LGBTI ?
Les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et intersexués (communément appelés « LGBTI ») sont soumises à l’emprisonnement dans 75 pays et de la peine de mort dans cinq pays qui appliquent la charia (Iran Mauritanie, Somalie, Soudan et Yémen). Nombre d’entre eux fuient donc leur pays pour échapper aux persécutions. Ils seraient environ 8.000 à 10.000 à solliciter la protection des Etats européens, soit, au total, 2 à 3 % des demandeurs d’asile...
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puce une Publié le 08/09/2016
La demande d'asile a augmenté de 20 % par rapport à  2015
La demande d’asile en France s’accélère en 2016. Ce n’est pas un raz-de-marée, certes, mais sur les huit premiers mois de l’année, le nombre de requérants a augmenté plus rapidement qu’en 2015. Entre janvier et août, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a enregistré 19,3 % de dossiers de plus que durant la même période en 2015.

Le taux d’acceptation est lui aussi à la hausse. Ainsi, 27,7 % ont obtenu le statut de réfugié lors de l’examen de leur dossier par l’Ofpra et 9 % après un recours auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), selon des données de l’Ofpra. Ce qui fait un total de 36,7 % de taux d’acceptation, après procédure d’appel (contre 6 points de moins sur les huit premiers mois de 2015). Peu à peu, la France se rapproche donc de la moyenne européenne d’octroi du statut, qui est de 45 % selon Eurostat. Lire la suite.
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puce une Publié le 05/09/2016
Politique d'asile en France : de timides progrès
Pour Bernard Cazeneuve, le doute n’est pas permis : «Nous faisons tout ce que nous pouvons pour Calais.» Une position défendue par le ministre de l’Intérieur dans une interview à Nord Littoral, et qu’il pourrait aussi assumer concernant la politique d’asile menée. Sur le dossier des migrants, qui a émergé de manière spectaculaire en 2014, il est vrai que le locataire de la place Beauvau n’a pas ménagé ses efforts. En deux ans, de nombreux moyens ont été débloqués : nouvelle loi sur l’asile votée à l’été 2015, recrutements importants à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), ouverture de places d’hébergement tous azimuts… Des actions qui ne semblent pourtant pas produire d’effets spectaculaires en deux points du territoire français où se focalise la crise. Lire la suite.
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puce une Publié le 03/09/2016
L'Allemagne attend 300.000 demandeurs d'asile cette année

L'Allemagne s'attend à accueillir cette année jusqu'à 300.000 demandeurs d'asile sur son territoire, a indiqué dimanche l'office fédéral pour les migrants et réfugiés (BAMF), soit moins du tiers du total des demandeurs d'asile accueillis en 2015.
 

Jusqu'à 300.000 demandeurs d'asile. "Nous nous préparons à l'arrivée de 250.000 à 300.000 demandeurs d'asile cette année", déclare le président du BAMF, Frank-Juergen Weise, dans un entretien au journal Bild am Sonntag. "Nous pouvons assurer des services optimum jusqu'à 300.000 arrivées... Lire la suite.
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puce une Publié le 27/06/2016
Réfugiés : quand l'Ofpra sort de ses murs
Ils sont loin les petits box vitrés du couloir sinueux de Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne. Au Liban, en Jordanie, en Egypte, à Munich ou encore à Calais, les agents de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) sortent de leurs murs de plus en plus souvent. Ils se déplacent pour des missions humanitaires, de solidarité, des instructions à l’étranger mais aussi dans le cadre du plan de relocalisation et de réinstallation, décidé par la Commission européenne. Un programme qui vise à mieux accueillir et répartir 160 000 réfugiés sur le continent, d’ici à 2017. Lire la suite.
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puce une Publié le 17/06/2016
Europe : Les demandes d'asile baissent d'un tiers au premier trimestre

L'union européenne a enregistré moins de 290.000 demandes de protection internationale au début de l'année. Les Syriens restent les plus nombreux, l'Allemagne la plus accueillante.

Conséquence logique de la chute spectaculaire des arrivées de migrants sur les îles grecques depuis le début de l'année, le nombre des demandes d'asile enregistrées par les pays de l'Union européenne au premier trimestre 2016 a été réduit d'un tiers. Selon l'agence Eurostat, un peu moins de 290.000 demandes de protection internationale ont été adressées aux pays de l'Union contre 426.000 au cours des trois derniers mois de l'année 2015. LIre la suite.

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puce une Publié le 03/06/2016
La France va accueillir 400 réfugiés par mois
La France va accueillir chaque mois 400 réfugiés supplémentaires ayant transité par des "hotspots" en Grèce, dans le cadre de l'accord conclu l'été dernier pour répartir les demandeurs d'asile au sein de l'Union européenne, a annoncé aujourd'hui le ministre de l'Intérieur. Les autorités vont "proposer chaque mois à la Grèce de relocaliser 400 personnes sur notre territoire", déclare Bernard Cazeneuve dans un communiqué. Déjà "cette semaine, dans le cadre de la relocalisation, 97 réfugiés supplémentaires sont arrivés en France en provenance de Grèce et d'Italie", ajoute-t-il, précisant que "253 autres personnes arriveront" la semaine prochaine. LIre la suite.
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puce une Publié le 21/05/2016
L'accueil des réfugiés peut rapporter 126 milliards d'euros à  l'UE

Un rapport d'une ONG américaine, rendu public mercredi dernier, conclut qu'au-delà des considérations morales, l'Europe, qui fait face à un afflux de réfugiés sans précédent, peut bénéficier de cette immigration sur le plan économique.

L’accueil des réfugiés n’est pas qu’une question humanitaire. La solidarité est aussi louable… en termes économiques. Un nouveau rapport, publié le 18 mai, par l'ONG américaine d'aide aux réfugiés Tent et le think tank OPne Political Economy Network (OPEN) que “chaque euro dépensé à accueillir des demandeurs d’asile peut en rapporter deux en cinq ans”. Lire la suite.

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puce une Publié le 06/05/2016
Les réfugiés vont accroître la croissance de 0,2 à 0,3% en Europe, selon Bruxelles

Les prévisions économiques de printemps de la Commission européenne confirment que l'afflux de réfugiés aura un impact positif sur la croissance, surtout en Allemagne, en Autriche et en Suède.
 

C'est une idée que les commissaires européens chargés de l'économie, Valdis Dombrovskis et Pierre Moscovici, n'hésitent plus à mettre en avant: l'afflux de réfugiés a et aura un impact favorable sur la croissance économique, tant en 2016 qu'en 2017. Pour chacune de ces deux années la croissance en sera relevée, pour cette raison, de 0,2% à 0,3%, tant pour l'Union européenne que pour la zone euro. Lire la suite.

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puce une Publié le 27/08/2012
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