Service d’information, de documentation et de formation sur l’asile
 
A PROPOS D’ESPOIR D’ASILE DOSSIERS THÉMATIQUES Le parcours géographique du demandeur d'asile
ABC DU DROIT D'ASILE ASILE EN LIENS APPEL À TÉMOINS
ASILE EN LIVRES
Géorgie
 
 
 
 
Données générales
 
Superficie : 69.700 km2
 
 
Capitale : Tbillisi
 
 
Population : 4 600 000 (dont Ossétie du sud, 40 000 estimés, et Abkhazie 180 000 estimés)
 
Espérance de vie : 73,9 ans
 
Taux d’alphabétisation : 100 %
 
Religions : majoritairement orthodoxes (84 %), musulmans (10%), chrétiens de rite arménien (4%) et catholiques (0,8%)
 
Langue officielle : géorgien

Langues courantes : géorgien, russe, abkhaze, azéri, arménien, ossète.

Economie : services (68,5%), industrie (23%) et agriculture (8,9%).
 
PIB : 15 Mds USD
 
PIB moyen par habitant : 3.500 USD

Chef de l’Etat : Guiorgui Margvelachvili
Premier ministre : Irakli Garibachvili
 
Pourquoi demandent-ils asile ?
 
La demande géorgienne se fonde essentiellement sur des motifs conventionnels, ethniques ou politiques. Cette demande est toujours été composée de manière importante de Yésides. 

L’une des problématiques rencontrées en Géorgie est, en effet, celle de la persécution des Yésides. Le yézidisme une religion monothéiste qui plonge ses racines dans l’Iran ancien. Les Yézides parlent un dialecte kurde, le kurmandji qui est une langue indo-iranienne. Les fidèles de cette religion croient en Malek Taous (« l’ange paon ») qui aurait été désigné par le Dieu Xwede pour s’occuper du monde. Ils prient le soleil et la lune. La grande majorité des Yésides  vivent en Arménie, puis en en Géorgie et en Azerbaîdjan. En Géorgie, ils vivent principalement dans la capitale Tbilissi.
 
En juillet 2004, La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) avait mandaté une mission d'enquête internationale sur la situation des droits et libertés des minorités ethniques en République de Géorgie. Cette mission s'inscrivait en Europe occidentale dans le contexte d'un flux important de demandeurs d'asile en provenance de Géorgie qui se plaignaient de discrimination.

Il résultait déjà de ce rapport que l’attitude générale de la population géorgienne envers les Yézides, « marquée par la méfiance, voire un franc-mépris » et que leur « image est mauvaise et ils souffrent d’un mépris partagé, associé à une position au bas de l’échelle sociale ». Ils occupent des emplois subalternes (balayeurs, porteur, etc…) et le nombre de diplômes supérieurs est réduit.  Ce rapport indique que « les autorités et les forces de police partagent cette faible considération et les stéréotypes en vigueur ».
 
Comme le relevait déjà ce rapport, les Yézides sont souvent « la cible d’exactions commises par les forces de l’ordre en raison de l’absence de Yézides dans la hiérarchie policière ». Il mettait également en avant « les tracasseries administratives qui les empêchent de faire valoir certains droits ». Il relevait « le refus persistant des autorités étatiques et locales d’autoriser l’aménagement d’un lieu de culte Yézide », parce-que « l’Eglise orthodoxe géorgienne ne serait pas prête à tolérer l’existence d’un tel lieu de culte » en particulier.
 
Depuis ce rapport, la communauté yézidie reste une minorité stigmatisée par la population géorgienne, par sa police surtout, même si le degré de gravité des persécutions reste variable d’un cas à l’autre. Cette communauté est, à l’instar des Roms, d’autant plus vulnérable qu’elle ne peut se rattacher à aucune autre nation qui pourrait la soutenir, contrairement aux Arméniens ou aux Azéris.

Pour en savoir plus sur les Yésides

Situation en 2015
 
Les demandes de ressortissants géorgiens pousuit sa décroissance en 2015 en grande partie du fait de l'inscription de la Géorgie sur la liste des pays d'origine sûrs (POS) en décembre 2013. Le taux global d’admission Ofpra a été de 7,9 %  et le taux global (Ofpra + Cnda) a été de 18 % (y compris réexamens et mineurs accompagnants)

Jurisprudence

Il apparait, à travers les quelques décisions rendues sur le cas de Yézides que les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leur vie quotidienne, telle que celle d’obtenir des documents d’identité en Géorgie, ne sont pas considérées comme des atteintes d’un degré suffisamment grave pour justifier l’octroi de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire. Dans l’une de ses décisions, rendue en sections réunies, la CNDA a relevé que « depuis l’arrivée du président Saakachvilli en 2004, aucun document émanant d’une source gouvernementale ou d’une organisation non gouvernementale spécialisée dans la défense des droits de l’homme n’indique que la communauté yézidie serait l’objet de persécutions (même si) ces mêmes sources (font) état d’une image dépréciée de cette communauté en Géorgie » (CNDA, SR, 4 nov. 2010, Mme F., n° 09002323, R, Rec. 2010).
En d’autres termes, la seule stigmatisation d’une communauté n’est pas, en elle-même, suffisante à justifier une protection internationale, à moins que le demandeur yézide soit en mesure de démontrer l’existence de craintes individuelles, actuelles et suffisamment graves.

Aucune décision d'admission de requérants gerogiens n'a été publiée dans les recueils pour les années 2013, 2014 et 2015.


Mise à jour 01/09/2016
Commenter cet article
sur le forum
GUIDE DE L'ACCOMPAGNANT ASILE FORUM
flux rss
Abonnez-vous au flux RSS et suivez l'actualité d'Espoir d'asile
ASILE EN 10 QUESTIONS
AUTO-FORMATION