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A PROPOS D’ESPOIR D’ASILE DOSSIERS THÉMATIQUES Le parcours géographique du demandeur d'asile
ABC DU DROIT D'ASILE ASILE EN LIENS APPEL À TÉMOINS
ASILE EN LIVRES
Sri Lanka
 
Données générales
 
Superficie : 65 607 km2
 
Capitale : Colombo
 
Population : 20,7 millions
 
Espérance de vie : 75 %
 
Taux d’alphabétisation : 90,7%
 
Religions : bouddistes (69%), hindouistes (15%), musulmans (8%) et chrétiens (8%).
 
Langue officielle : cinghalais et tamoul (l’anglais est utilisé comme langue de communication)
 
Economie : services (60%, essentiellement tourisme), agriculture (30%), et industrie (10%).
 
PIB : 60 Mds €
 
PIB moyen par habitant : 3000 USD
 
Dirigeant : Maithripala Sirisena (Président), Ranil Wickremesinghe (Premier ministre)
 
 
Pourquoi demandent-ils asile ?
 
Les Tamouls constituent un groupe ethnique dravidien originaire du Tamil Nadu, en Inde et au nord-est du Sri Lanka. Les Tamouls sont principalement hindous, mais comptent d’importantes minorités chrétiennes et musulmanes. Depuis le début des années 1980, le Sri Lanka a été déchiré par une guerre opposant les forces du gouvernement de Colombo, cinghalais et bouddhistes, aux séparatistes tamouls et hindous des Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), qui luttaient pour la création d’un état indépendant dans le nord-est de l’île. Le LTTE une organisation indépendantiste tamoule du Sri Lanka fondée en 1976 dont le but affiché était de défendre les tamouls du Sri Lanka. Le conflit dura 30 ans et fit une dizaine de milliers de victimes. 

En mai 2009, les autorités sri-lankaises ont écrasé les troupes combattantes du LTTE et ont repris le contrôle de l’ensemble du territoire. L'Armée populaire de libération du Sri Lanka, groupe armé formé à l’été 2009 composée de membres issus des Tigres de libération de l'Eelam tamoul, chercherait aujourd’hui à reprendre le combat et à relancer une insurrection pour accéder à l'indépendance.
 
Selon les deux rapports de l’Ofpra, les demandeurs d’asile sri-lankais font essentiellement état de leur appartenance réelle ou imputée à la défunte organisation séparatiste, le LTTE. Ils font valoir qu’ils ont été installés dans les camps de réfugiés implantés après le conflit indépendantiste, en particulier dans le nord du pays. Ils disent y faire l’objet de rackets de la part de membres de groupes tamouls ralliés aux autorités, en particulier de l’EPDP (Eelam People's Democratic Party), organisation para militaire et pro gouvernementale. Par ailleurs, beaucoup d’entre eux se sont plaints de pressions et de tentatives d’embrigadement de la part de cette organisation dans le but de les contraindre à voter pour elle, de rackets d’arrestations arbitraires et de tortures du fait de leur participation réelle ou supposée, passée ou actuelle, au mouvement indépendantiste tamoul. D’autres demandes, moins nombreuses, émaneraient de demandeurs ayant exercé des activités administratives ou combattantes au service du LTTE et qui seraient recherchées par les autorités sri-lankaises. Ces demandes font l’objet de la part de l’Ofpra d’un examen particulièrement approfondi au regard d’une éventuelle mise en œuvre de la clause d’exclusion 1Fc (Agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies).
 
Début 2014, une enquête a été ouverte par le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies sur les allégations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pendant le conflit civil qui a sévi au Sri Lanka. Selon certaines allégations, lors de la dernière étape du conflit armé, les forces gouvernementales auraient, en effet, intentionnellement bombardé des civils, bloqué l'approvisionnement en nourriture et en médicaments des populations et executé des prisonniers. Dans le même temps, la LTTE aurait recruté des enfants soldats, utilisé de civils comme boucliers humains et tué ceux qui tentaient de s'échapper.

Le Sri Lanka est accusé de mener une campagne agressive contre les personnes, militants des droits de l'homme, journalistes, avocats, qui militent en faveur de l'obligation de rendre des comptes et de la fin de l'impunité pour les atteintes aux droits humains dans le pays à l'époque de ce conflit. Ceux qui collaborent avec l'ONU sont parfois arrêtés et emprisonnés.

Situation de l'asile en 2016
 


En 2016, la demande d'origine du Sri Lanka s'inscrit significativement à la baisse depuis le conflit militaire en 2009 entre les forces armées sri lankaises et l’organisation des Tigres libérateurs de l’Eelam Tamoul (LTTE). 1 082 premières demandes ont été enregistrées cette année, soit une baisse de 59 % depuis 2009, l'Ofpra ayant reçu pour la même année davantage de réexamens (1192 demandes) que de premières demandes.

De manière générale, la majorité des demandeurs continue de fonder leurs craintes sur un soutien, réel ou imputé, à la cause tamoule, et plus particulièrement au séparatisme tamoul. À ce soutien passé s’ajoute parfois un activisme plus récent au sein de partis tamouls comme la TNA. Quelques demandeurs, plus rares, invoquent des craintes en raison de leur appartenance à des médias d’opposition, généralement pro-tamouls, et des organisations de défense des droits de l’homme.

Le taux d'admission de l'Office des demandeurs Sri Lankais n'a été de 10,8 % en 2016.

Mise à jour 25/07/2017
 
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