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Ces réfugiés bénéficient dans l’Union européenne d’une «protection temporaire», ce qui les exonère d’une demande d’asile pour se trouver en situation régulière.

C’est un chiffre «en augmentation rapide», de l’aveu de Jean Castex. Environ 5 000 réfugiés ukrainiens sont arrivés en France depuis le 24 février, selon les chiffres officiels du gouvernement, qui tente d’organiser l’accueil de ces familles notamment grâce aux offres d’hébergement proposées par les Français.

Le ministère de l’Intérieur estime que les capacités d’accueil seraient de l’ordre de 20 000 personnes, «voire davantage», dixit Gérald Darmanin mais cela implique une coordination officielle d’ampleur.
 

Le nombre de réfugiés «dénombrés officiellement par la PAF (police aux frontières) depuis le 25 février avoisine les 5 000 personnes, sachant qu’un certain nombre d’entre elles sont en réalité en transit», a indiqué le Premier ministre lors d’une visite dans un centre d’accueil parisien où il a échangé avec plusieurs personnes accueillies. Certaines veulent se rendre en Grande-Bretagne, d’autres gagner «des pays du sud de l’Europe».

 

«Ce qui est clair c’est que ce nombre s’accroît rapidement», a souligné M. Castex, en sortant du centre d’accueil de la Porte de la Chapelle, où il a été accueilli par la maire PS de Paris et candidate à l’élection présidentielle Anne Hidalgo. Constatant que les possibilités d’accueil risquent d’être très vite saturées, cette dernière Hidalgo a suggéré qu’une école «vide», en face du centre, puisse «peut-être servir pour l’accueil des femmes et des enfants».

Selon Castex, plus de 500 réfugiés ukrainiens ont été accueillis lundi à Paris, contre environ 300 par jour durant le week-end et seulement quelques dizaines en début de semaine dernière.

 

Le Premier ministre a souligné également la mobilisation des Français, avec 10 798 places d’hébergement qui ont déjà été proposées : 5 978 par des particuliers, 3 683 par des collectivités et 1 137 par les «grands opérateurs d’hébergement». Les particuliers qui veulent s’engager pour cet accueil peuvent le faire sur la plateforme «Je m’engage pour l’Ukraine», active depuis mardi matin, a rappelé le chef du gouvernement. Castex, qui était accompagné par la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa.

Protection européenne

Après un accord historique des Vingt-Sept, ces réfugiés bénéficient dans l’Union européenne d’une «protection temporaire», ce qui les exonère d’une demande d’asile pour se trouver en situation régulière. A Paris, pour «ouvrir droit à cette protection» européenne, des agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et de la préfecture de police se sont installés mardi dans le centre d’accueil géré par l’association France terre d’asile (FTDA), a indiqué Didier Leschi, patron de l’Ofii.

 

«Cette protection pour six mois renouvelables jusqu’à trois ans offre plus de choses que le statut de demandeur d’asile», souligne-t-il, en particulier l’accès immédiat aux soins (protection universelle maladie) et au marché du travail.
 

Selon Didier Leschi, près d’un tiers des arrivées en France concerne des personnes d’autres nationalités, comme des citoyens ou des étudiants du Maghreb ou d’Inde, fuyant eux aussi le conflit meurtrier.

 

De son côté, le Royaume-Uni a annoncé lundi l’installation à Calais (nord de la France) d’un centre de demande de visas pour les réfugiés ukrainiens, le Premier ministre Boris Johnson affirmant que le pays serait «aussi généreux que possible».

Depuis le 28 février, 517 Ukrainiens fuyant leur pays ont tenté de rejoindre leurs familles en Angleterre via le port de Calais ou le site du tunnel sous la Manche à Coquelles. Mais 250 d’entre eux, dépourvus de visa, ont été refoulés par les autorités britanniques, a annoncé dimanche la préfecture du département français du Pas-de-Calais.

 

Un total de 17 700 demandes ont été soumises au titre du regroupement familial, ont annoncé lundi soir les services britanniques. Mais seuls 300 visas ont pour l’heure été délivrés.

Source : Libération

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