Auteur Sujet: asile et traite  (Lu 3621 fois)

momo

  • Newbie
  • *
  • Messages: 6
    • Voir le profil
asile et traite
« le: juin 20, 2013, 08:04:43 pm »
salut!
je voulais saluer votre dossier sur la traite des etres humains. c'est un sujet tres marquant et je pense qu'on n'en parle pas assez du tout...
je ne savais pas que les victimes pouvaient demander l'asile!
merci pour toutes ces infos!!!!!!

blanchette

  • Newbie
  • *
  • Messages: 10
    • Voir le profil
Re : asile et traite
« Réponse #1 le: juin 22, 2013, 11:11:22 am »
moi non plus je ne pensais pas que ces personnes pouvaient demander l'asile. mais du coup, comment ça se passe quand une victime est persécutée dans plusieurs pays? par exemple une femme victime d'un réseau de proxénétisme qui est contrainte de se prostituer dans plusieurs pays, dont certains seraient européens (ex: la russie, l'ukraine, la pologne, l'allemagne..). il faut prouver qu'elle n'a reçu aucune protection dans tous ces pays ou seulement dans son pays d'origine? et si jamais elle est contrainte à se prostituer dans un pays où la prostitution est légale (ex: pays-bas), comment ça se passe? on peut quand même considérer qu'elle fait l'objet de persécution?

lucile

  • Newbie
  • *
  • Messages: 4
    • Voir le profil
Re : asile et traite
« Réponse #2 le: juin 26, 2013, 09:32:37 am »
salut blanchette!
quand la victime est persécutée dans plusieurs pays, il faut bien s'attacher à prouver que c'est dans son pays d'origine où celui où elle est établie qu'elle a des risques d'exploitations. l'exploitation dans les autres pays ne fait que corroborer la situation d'exploitation, mais si elle peut être protégée dans son pays d'origine, il ne faut pas qu'elle demande asile. dans ce cas de figure, mieux vaut invoquer la protection au titre de la coopération policière (voir l'article du ceseda): la personne qui veut se sortir de sa situation d'exploitation peut avoir une carte de séjour temporaire si elle accepte de dénoncer son exploiteur... une démarche aussi difficile que la demande d'asile...
ensuite, concernant les pays ou la prostitution est réglementée(pays bas) ou autorisée (france), seule la prostitution sans exploitation et traite peut faire l'objet d'un recours pour une protection. en effet, si la personne est prostituée sans contrainte (même si cela est à discuter....) elle n'aurait aucun motif pour se réclamer d'une quelconque protection étatique. de plus, il faut aussi rappeler qu'on parle de traite des êtres humains, seule la prostitution ne caractérise pas la qualification de la traite des êtres humains. pour qualifier la traite, il faut un recrutement, un transfert et l'exploitation.
j'espère que vous m'avez comprise! sinon, je reste disponible à vos questions.

blanchette

  • Newbie
  • *
  • Messages: 10
    • Voir le profil
Re : asile et traite
« Réponse #3 le: juin 28, 2013, 11:44:07 am »
la vache lucile tu t'y connais drôlement bien!!! merci pour ta réponse!! j'ai appris pleins de trucs!! :)

ericgam2000

  • Newbie
  • *
  • Messages: 2
    • Voir le profil
Re : asile et traite
« Réponse #4 le: avril 09, 2016, 01:16:25 am »
bonjour je me prénomme eric je suis homosexuel et j ai vécu des sacré persécution du a mon appartenance sexuel dans mon pays le Cameroun et j ai pu échappe tout cela au péril de ma vie en faisant un parcoure terrestre depuis le Cameroun , Tchad , Libye, Italie jusqu arriver en France et en fin sollicité une demande d asile c est alors que je vit un autre traumatisme physiologique car la France ne m accorde pas malheureusement je droit d asile se droit de liberté et je me retrouve de nouveau enchainé dans mon esprit et mon âme car j ai été débouter et je voudrais savoir si ya espoirs de réouverture ou de réexamen de mon dossier après un refus de la CNDA merci

JQ69

  • Newbie
  • *
  • Messages: 8
    • Voir le profil
Re : asile et traite
« Réponse #5 le: avril 17, 2016, 01:21:28 pm »
Bonjour,
IL est toujours possible de faire une demande de réexamen (il n'existe pas de procédure de "réouverture" des dossiers bien que le réexamen puisse être assimilé à une "réouverture"), mais pour que la demande soit recevable, vous devez présenter des éléments nouveaux de nature à justifier vos craintes en cas de retour dans votre pays d'origine. Ces faits doivent être postérieurs à la décision définitive de rejet. Ils peuvent être antérieurs à celle-ci s'ils n'ont été objectivement connus que postérieurement (exemples : l'existence de recherches policières, de persécutions infligées à des proches, la perte de nationalité du pays d'origine, etc.).
Bon courage.